Développement Web
Le GEO ? Un peu d’histoire pour comprendre le piège
Voyez le SEO comme un vieux bricoleur qui a énormément appris avec les années. Dans les années 1990, il suffisait parfois de bourrer une page de mots-clés pour apparaître sur AltaVista (racheté par Yahoo !) ou d’autres moteurs. C’était le Far West.
Publié le 25/08/2026
Mais à cette époque, il existait aussi une autre vision du Web : celle d’un Internet construit, trié et organisé par des humains.
J’en ai moi-même fait partie.
À partir de 2001, sous le pseudonyme sahinler, j’étais éditeur bénévole de DMOZ, l’Open Directory Project, et j’ai poursuivi cette aventure jusqu’à son prolongement avec Curlie.
DMOZ reposait sur une idée toute simple : derrière les millions de pages du Web, des humains pouvaient encore chercher, vérifier, classer et faire émerger ce qui méritait réellement d’être trouvé. Des milliers d’éditeurs bénévoles parcouraient le Web pour identifier des contenus originaux, utiles et suffisamment sérieux pour être ajoutés à l’annuaire.
Son slogan résumait assez bien cette philosophie : « Humans do it better ».
À mes yeux, ce n’était pas seulement un annuaire. C’était aussi la recherche d’un Web meilleur.
Nous cherchions le contenu intéressant qui pouvait servir à tous. Il fallait découvrir des sites, comprendre leur véritable sujet, éviter les doublons, écarter les pages sans valeur et les ranger au bon endroit. Il ne suffisait pas qu’un propriétaire de site affirme être important pour qu’il le devienne.
Avec le recul, cette expérience paraît presque étonnamment moderne.
Aujourd’hui, on parle beaucoup de moteurs capables de « comprendre » les contenus grâce à l’intelligence artificielle. Mais il y a vingt-cinq ans, nous nous posions déjà une question fondamentale : parmi tout ce qui existe sur Internet, qu’est-ce qui mérite réellement d’être trouvé ?
La technologie a changé. La question, beaucoup moins.
Puis Google est arrivé avec une autre approche. Avec le PageRank, les liens entre les sites sont devenus un puissant signal de réputation. D’une certaine manière, la machine commençait à automatiser une partie de ce que les annuaires humains essayaient de faire manuellement : distinguer, dans l’immensité du Web, les contenus qui semblaient avoir de la valeur.
Les années 2000 ont ensuite vu fleurir toutes sortes de combines : mots-clés invisibles, fermes de liens, pages fabriquées uniquement pour les robots, contenus sans intérêt produits en masse.
Google a progressivement resserré la vis. Et c’est exactement ce qu’on oublie aujourd’hui avec le GEO : pour être visible dans les réponses générées par les IA, il faut d’abord avoir fait correctement tout le travail qui permet déjà à un site d’être compris, indexé et reconnu par les moteurs. Autrement dit, si vous voulez réussir votre GEO, commencez simplement par faire du bon SEO.